Polin Laure

est née en 1962 et vit à Versailles en Ile de France.
Après un parcours d'Ingénieur informatique, rien ne la prédestinait à devenir Artiste Sculpteur. Et pourtant, c'est en voyant le film « Camille Claudel » que Laure Polin fut touchée par les scènes de travail de la terre.

Après six mois d'hésitation, l'idée de sculpter devient une obsession. Elle se décide à réaliser seule son premier buste en terre. L'émotion devant le travail accompli est si intense qu'elle entreprend de suivre des cours de sculpture auprès du Professeur Max Figerou, un disciple d'Etienne Martin. Ces cours lui apportent confiance, confort et sérénité à tel point qu'elle n' élabore jamais un quelconque croquis de ces sculptures au préalable ; elle sculpte, façonne directement.

Elle ne veut pas se limiter à la terre et se lance sur d'autres matériaux. A partir de ce moment, la nature s'impose à elle comme un trésor qu’elle se doit de toujours respecter. Même si l'inspiration et la conception de l'artiste varient selon le choix de la matière, il en résulte une ligne directrice dans le travail de Laure Polin, se traduisant dans chaque œuvre par une opposition cohérente telle mi-brute mi-façonnée, mi-abstraite mi-figurative : « la limite entre l'entredeux ».

Après la terre, son choix se porte sur la pierre. Une partie de la pierre est laissée à l'état brut pour ne pas la dénaturer. Une façon pour l'artiste de rappeler à notre souvenir le lieu d'origine de cette pierre. Tandis que l'autre partie travaillée apparaît peu à peu sous forme de visage, de fragments de corps.

Parallèlement au travail sur la pierre elle façonne le plâtre, afin de réaliser des sculptures en bronze. Fidèle à sa ligne directrice, les sculptures en bronze se dévoilent mi-abstraites, mi-figuratives mais cette fois avec un ajout d'envolées signe de liberté ou de libération totale.

Toujours en quête de matière naturelle, elle part chercher des ardoises en Bretagne dans les carrières. Sur chaque ardoise, elle voit déjà des portraits au grand étonnement des autres qui ne perçoivent rien. D'une main légère et sûre, elle travaille l'ardoise, respectant la fragilité de ce matériau. De ce travail naissent des visages mi-noir, mi-bleutés qui, jouant avec la lumière, reflètent ainsi des expressions de visages différentes.

Laure Polin a reçu plusieurs distinctions durant son parcours de sculpteur :
- le Prix de sculpture de la ville de Conflans Ste Honorine en 2004,
- le Prix de sculpture de la ville de St Jean le Blanc en 2008, ainsi que
- la Médaille de bronze 2009 de l’Académie des Sciences des Arts et des Lettres.

Laure Polin expose en France, en Belgique et en Chine.

Laure Polin : « Ma sculpture appartient au domaine de la découverte. Lorsque je sculpte je n’essaie pas d’illustrer une forme préétablie mais je construis une forme qui me fasse reconnaître le sentiment que je porte. Je ne vois pas de différence fondamentale entre une forme que l’on qualifie d’abstraite ou de figurative. Que je fasse un buste, ou que je réalise une sculpture abstraite inspirée d’un modèle intérieur, je cherche simplement à créer des formes vivantes. Une forme vivante est une forme en pulsion, pleine, ténue, qui noue un rapport sonore avec une autre forme. Une sculpture est un ensemble de volumes qui se font écho et s’entendent mutuellement. De cette entente naîtra l’harmonie.. »


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